Épurer les eaux usées pour les rendre propre à la nature /

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Le principal centre de traitement des eaux est implanté sur le ban de La Maxe, à proximité du Port de Metz.

Objectif : Rendre l’eau propre à la nature

Pour dépolluer les eaux usées transportées par les égouts, une station d’épuration met en œuvre différents procédés physiques, chimiques et biologiques.

La capacité nominale de la station messine, 440 000 équivalent-habitants, permet la prise en compte des eaux domestiques de 230 000 habitants, auxquelles s’ajoutent les eaux produites par les entreprises et les services, ainsi qu’une part importante des effluents unitaires en temps de pluie.

L’équivalent-habitant permet d’estimer la pollution produite par une collectivité. C’est une unité de mesure qui permet de comparer la charge organique rejetée à l’égout par les habitants, les entreprises, les administrations et autres établissements accueillant du public.

Cette unité correspond à la quantité moyenne de matière biodégradable produite par une personne/jour, estimée à 60 g de DBO5, soit une quantité de matière dont la dégradation absorbe 60g d’oxygène (la « Demande Biochimique en Oxygène en 5 jours » est la quantité nécessaire pour l’élimination de la pollution organique).

Les matières de vidange de fosses septiques et les boues liquides de stations d’épuration des villages voisins, livrées par les entreprises spécialisées, sont également acceptées.

La station d’épuration restitue ensuite à la rivière une eau de qualité qui respecte l’équilibre vivant du milieu naturel et lui permet de retrouver ses capacités d’auto-épuration.
À la fin de ce processus subsistent des « boues ». Ces matières fertilisantes évitent le recours massif aux engrais chimiques grâce à la garantie de parfaite qualité du produit.

Les différentes phases de traitement

Centre de traitement des eaux

La filière de traitement met en œuvre les techniques les plus actuelles pour assurer l’élimination au meilleur niveau des matières organiques, ainsi que des différentes formes de l’azote et du phosphore.

Les phases successives des traitements sont les suivantes :

  • prétraitement (dégrillage grossier, dessablage, dégraissage, dégrillage fin),
  • décantation primaire,
  • traitement biologique des pollutions dissoutes carbonées et azotées,
  • clarification (séparation des boues de micro-organismes),
  • traitement physico-chimique des phosphates (élimination des pollutions dissoutes phosphorées),
  • rejet dans la Moselle.

Des analyses physico-chimiques sont effectuées en différentes phases du traitement pour vérifier la qualité de l’épuration.

Les chiffres clés de l’épuration /

  • Les capacités de traitement : 440 000 équivalent-habitants
  • Les volumes d’effluent traité : en moyenne 25 millions m3/an
    • Environ 3 000 m3/heure par temps sec
    • Jusqu'à 10 800 m3/heure par temps de pluie (3 m3/seconde)
  • Les performances d’épuration : 95 à 99 % (obligations réglementaires : 75 à 90 %), selon les critères MES, DBO, DCO, Azote et Phosphore.

Les Matières En Suspension (MES) fixent de nombreux polluants. Ce terme, comprend toutes les formes de minéraux, sable, boue, matières organiques … qui ne sont pas dissoutes dans l’eau.

La demande biochimique en oxygène (DBO) est la quantité d'oxygène nécessaire pour oxyder les matières organiques (biodégradables) par voie biologique (oxydation des matières organiques biodégradables par des bactéries).

La demande chimique en oxygène (DCO) est la consommation en dioxygène par les oxydants chimiques forts pour oxyder les substances organiques et minérales de l'eau. Elle permet d'évaluer la charge polluante des eaux usées.

L’Azote et le carbone dissout : l’épuration permet d’éliminer les pollutions issues essentiellement des aliments et rejets physiologiques humains.

Le phosphore : l’épuration permet d’éliminer les pollutions notamment présentes dans les lessives et autres détergents.