Des contrôles quotidiens rigoureux /

Un contrôle strict des rejets des cheminées

Contrôle des rejets des cheminées

La réglementation soumet HAGANIS à un contrôle strict et précis des émissions générées par l’incinération des déchets. Trois dispositifs permettent à la régie de valider le respect des valeurs réglementaires.
Un dispositif d’auto-surveillance assure l’analyse continue des gaz épurés avant rejet dans l’atmosphère par les cheminées. Transmises instantanément en salle de quart, ces données sont indispensables aux agents pour piloter les paramètres d’incinération et l’injection des produits dépolluants dans le process.
En complément, conformément aux exigences réglementaires, deux campagnes de mesures sur les émissions dans l’atmosphère sont réalisées chaque année par des laboratoires indépendants.
Enfin, anticipant de 4 ans la réglementation, HAGANIS a mis en place un système de mesure en semi-continue des dioxines et furannes. Les échantillons analysés sont constitués de prélèvements de gaz effectués sur une période de quatre semaines.

Toujours en dessous des seuils réglementaires

La réglementation établie à partir des directives européennes fixe des valeurs limites extrêmement basses, en vigueur depuis la fin de l’année 2005. Il est remarquable que depuis la mise service des installations en 2001, les émissions d’HAGANIS sont toujours très inférieures à ces seuils réglementaires.
Les trois dispositifs de contrôle, complémentaires, se recoupent pour le démontrer.

Des fumées dépolluées

Fumées dépolluées

Les polluants de différents types sont éliminés par traitements successifs. La formation des oxydes d’azote est réduite par la pulvérisation d’urée dans la chambre de combustion de chaque four. Les cendres et les poussières emportées par les gaz chauds se déposent au bas des chaudières où elles sont extraites. Enfin, les poussières et les composés polluants transportés par les gaz sont éliminés par deux filtres successifs. Ces filtres géants occupent tout un bâtiment, presque un tiers de l’usine. Ils sont essentiellement constitués de longues manches de téflon pour retenir les plus fines poussières.
Mais surtout, la qualité élevée de l’épuration est atteinte grâce à des réactifs. Du charbon actif est pulvérisé dans les gaz avant le premier filtre. Du bicarbonate de sodium est pulvérisé en amont du second filtre. Ces réactifs ont la faculté de capter (d’adsorber, disent les chimistes) les acides, les métaux, les dioxines, etc.
Les réactifs usagés sont extraits au bas des filtres. Le bicarbonate forme des “produits sodiques résiduaires” qui sont épurés par une entreprise spécialisée, pour être finalement recyclés dans l’industrie. Le charbon actif usagé forme avec les suifs et les poussières des REFIOM (résidus d’épuration des fumées d’incinération d’ordures ménagères) qui concentrent les polluants.
À raison de moins de 20 kg par tonne de déchets traités, ces résidus sont les seuls déchets ultimes de l’incinération. Ils sont transférés périodiquement dans un centre spécialisé qui assure leur stabilisation en blocs insolubles et leur stockage.

Le plan de contrôle de l’environnement

Contrôle de l’environnement

L’exploitation du Centre de Valorisation des Déchets est autorisée par Arrêté préfectoral, qui précise les conditions de l’exploitation et prescrit notamment un plan de contrôle de l’environnement autour de l’UVE.

Dans ce cadre, des prélèvements et des analyses sont effectués périodiquement pour suivre l’état des différents compartiments de l’environnement de l’ensemble de l’agglomération.

Ainsi, HAGANIS fait appel à différents laboratoires indépendants pour rechercher des polluants dans l’atmosphère, les sols, la nappe phréatique, des végétaux consommables, des végétaux bio-indicateurs et du lait de vache.

De multiples sources (circulation automobile, production d’électricité, chauffage domestique...) sont potentiellement à l’origine d’impacts éventuels sur le territoire surveillé et, le cas échéant, d’autres investigations seraient nécessaires pour déterminer l’origine d’une pollution.


Le Dossier d’Information du Public (DIP)

L’ensemble des bilans d’analyses est publié dans un Dossier d’Information du Public (DIP).

Voir le dossier d’information du public 2016 :

Ce dossier est présenté et discuté au sein de la Commission de suivi de sites (CSS). Créée par arrêté préfectoral du 27 septembre 2012, la CSS remplace la Commission Locale d'Information et de Surveillance. Elle est chargée de suivre l'activité du Centre de Valorisation des Déchets d'HAGANIS, mais également de la centrale biomasse d'UEM, mise en service fin 2012, considérant que les deux établissements, situés à proximité l'un de l'autre, "sont émetteurs de certains polluants de même nature dans l'atmosphère".
La CSS est présidée par le Préfet ou son représentant et réunit cinq collèges (administrations, exploitants, collectivités territoriales, associations de protection de l'environnement et salariés), ainsi que deux personnes qualifiées.